Vue sur l'info

est une rubrique dans laquelle nous allons traiter de sujets d'actualités en langue des signes. C'est une petite fenêtre ouverte sur le monde qui a pour objectif d'informer, d'intéresser ou de surprendre au travers de thèmes les plus divers et de permettre un accès à la culture générale.

CORONAVIRUS : début du déconfinement

Le 24/04 dernier, le gouvernement à annoncé sa décision d'entamer la procédure de déconfinement.
Il se fera en 4 étapes.

PHASE 1a (4/05) : 

  1. Réouverture des entreprises de professionnels à professionnels (entreprises qui n'accueillent pas de clients)                            

  2. Réouverture des magasins de tissus, merceries pour la fabrication de masques         

  3. Lors de cette 1ère étape, les transports en communs verront leur fréquentation augmenter. Les distances de 1,50m devant toujours être respectées, le nombre de voyageurs sera limité, et le port du masque obligatoire pour toute personne à partir de 12 ans.                                                                               

  4. La pratique d'un sport ou d'une extérieur sera permise avec 2 personnes maximum, en respectant toujours les distances de 1,50m. La pratique du tennis, badminton sera autorisée, mais les vestiaires resteront fermés.

PHASE 1b (11/05) : 

  1. Réouverture possible de tous les magasins, grandes ou petites surfaces. Le respect des distance est toujours en vigueur. Les bars, restaurants resteront fermés, ainsi que les salons de coiffure, manucure.                               La décision du gouvernement quant à la date de ré-ouverture de ces commerces dépendra de l'évolution de la situation.

PHASE 2 (18/05) : 

  1. Réouverture possible des salons de coiffure, salons de manucure, salon de beauté.                            

  2. Réouverture des écoles, mais uniquement pour les 6èmes primaires et 6èmes secondaires                                                                 

  3. Possibilité d'organiser des réunions privées à domicile, en petit groupe de maximum 10 personnes                                                                    

  4. Possibilité d'organiser une excursion d'1 jour, en Belgique seulement. Les voyages à l'étranger restent interdits à cette étape.

PHASE 3 (au plus tôt le 8/06) : 

  1. Possibilité de réouverture des bars, restaurants, parcs d'attractions,... sous conditions et, encore une fois, si la diminution du nombre des cas est satisfaisante.                                                               

Bien sûr, le plus prudent est de rester chez vous en attendant les nouvelles décisions du gouvernement.

RAPPEL : 

Portez un masque

Lavez-vous les mains régulièrement

Et respectez les distances de 1,50 m entre chacun.

CORONAVIRUS : suite

Le gouvernement à annoncé le report des mesures de confinement au 3/05.

C'est l'occasion d'un petit rappel, le Coronavirus est aussi appelé COVID - 19. Mais qu'est-ce que ça signifie?

La maladie est apparue pour la 1ère fois en 2019 en Chine, dans la ville de Wuhan. Tout le pays a été contaminé, elle est vite devenue une épidémie.

En atteignant le monde entier, elle a atteint le stade de pandémie.

COMMENT L'EVITER?

  1) Grâce aux mesures de confinements mises en place actuellement

  2) Eviter les contacts : ni bisous, ni poignée de main

  3) Eviter de rendre visite à la famille, aux amis, collègues...

  4) Il est conseiller de porter un masque

SI VOUS VOUS SENTEZ MALADE, A QUOI FAUT-IL FAIRE ATTENTION?

       - nez bouché

       - éternuements

       - gorge irritée

       - toux sèche

       - fièvre légère

       - courbatures

       - fatigue

       - mal au ventre

       - diarrhée possible

Si vous présentez ces symptômes, contactez votre médecin, par sms par mail ou encore via Relais - Signes (lien ici).

A la maison, vous pouvez boire des tisanes, et y ajouter du miel et du citron. 

Si vous constatez une aggravation des symptômes, ou l'apparition de maux de tête, fièvre intense, douleurs dans la poitrine, difficultés respiratoires, perte de goût et d'odorat, prévenez tout de suite votre médecin ou le SAMU au N°112. 

QUELS EXAMENS VOUS FERONT LES MÉDECINS POUR IDENTIFIER LE CORONAVIRUS?

  1) Frottis buccal

  2) Frottis nasopharyngé

  3) Prise de sang

  4) Analyses d'urine

  5) Radiographie

UN SEUL CONSEIL : RESTONS TOUS A LA MAISON!

CORONAVIRUS

Le coronavirus, vu au microscope, semble entouré d'une petite couronne.  D'où son nom, signifiant "couronne" en latin.

Est-il dangereux?

Dans 90 cas sur 100, le virus n'est pas dangereux. Certains malades ne se rendront pas compte qu'ils sont infectés, en étant malgré tout contagieux.

Les symptômes sont la fièvre, la toux, la fatigue comme pour une grippe normale.

Pour 10 personnes sur 100, cela peut mener à des problèmes respiratoires sévères, à traiter à l'hôpital.

Enfin, pour 2 à 4 personnes sur 100, la maladie peut être plus grave, voire mortelle, principalement chez les personnes âgées, et/ou fragilisées par une autre maladie (diabète, cancer, maladie respiratoire).

Peut-on soigner le coronavirus?

On ne peut pour l'instant traiter que les symptômes, il n'existe pas à l'heure actuelle de vaccin.

Comment éviter la propagation?

1) Il est important de se laver les mains régulièrement, avec du savon ou un gel hydro alcoolique, et ce jusqu'au poignet.

2) Utiliser des mouchoirs, en papier de préférence,  à usage unique. Le jeter directement après usage et ne pas le garder dans la poche ou dans la main.

3) Éternuer dans le pli du coude, les gouttelettes respiratoires propageant le virus.

4) Eviter les contacts tel que se faire la bise ou se serrer la main pour se saluer.

Si vous vous sentez malade, mieux vaut éviter de vous rendre directement aux urgences.

Prenez d'abord contact avec votre médecin traitant, via SMS, mail ou RELAIS – SIGNES, service d’interprétation à distance pour des appels téléphoniques.

LES premiers pas sur la lune

C'est l'astronaute américain, Neil Armstrong,  qui pose pour la première fois le pied sur la Lune, le 20 juillet 1969 à 10 heures du soir. En Belgique, il est 4 heures du matin le 21 juillet car il y a un écart de 6 heures entre l'Amérique et la Belgique.

Après la Seconde Guerre

mondiale, l'URSS et les 

Etats-Unis s'opposent en

une sorte de concurrence:

c'est ce qu'on va appeler 

"la guerre froide".

Toutes les deux veulent

montrer leur supériorité en

idéologie mais aussi en

technologie.

La course à l'espace 

devient le symbole de leur 

réussite.

Les premiers succès sont d'abord russes (soviétiques) : en 1957, les Russes sont les premiers à réussir à mettre un satellite en orbite autour de la Terre. C'est Spoutnik I.

Un mois plus tard, ils lancent un deuxième satellite, c'est Spoutnik II avec le chien Laïka.

En 1961, le premier homme à aller dans l'espace est Youri Gagarine. Il quitte la Terre à bord d'une fusée qui, après avoir largué les étages de lancement, réussit à tourner en orbite autour de la Terre.

Les Américains décident de tout faire pour battre les Russes. En 1961, le Président John Fitzgerald Kennedy (celui qui a été tué d'une balle dans la tête) demande au Congrès de développer un programme de recherches spécial : le programme APOLLO. Quel en est l'objectif ? Envoyer une fusée de la Terre sur la Lune et la faire revenir sur la Terre. 

De longues recherches sont nécessaires pour améliorer les résultats : 8 ans.

 

Enfin, le 16 juillet 1969, tout est prêt. Trois astronautes, Neil Armstrong, Michael Collins et Edwin Aldrin décollent dans une fusée appelée Saturne V.

La fusée arrive et se met en orbite à 16 km autour de la Lune. De la fusée se détache le module lunaire ou "LEM" (Lunar Excursion Module) qui entame sa descente vers le sol lunaire et cherche une place bien plane, sans pierre et sans trou pour atterrir. En fin, il se pose sur le sol dans une plaine appelée "Mer de la Tranquillité".

Dans le LEM, il y a deux astronautes : Neil Armstrong et Edwin Aldrin. Le 3ème astronaute, Michael Collins est resté dans la fusée et continue de tourner autour de la Lune.

Neil Armstrong est le premier à sortir du module. Il enclenche la camera et commence la descente de l'échelle du LEM. Il pose le premier le pied sur la Lune et voit qu'il y a une poussière importante. Il fait quelques pas et puis prononce la phrase célèbre : "C'est un petit pas pour l'homme mais un bond de géant pour l'humanité".

Le même jour à  18h, le module quitte le sol lunaire et rejoint la fusée. La fusée retourne sur la Terre. Elle arrive le 24 juillet.

Les voyages dans l'espace ont nécessité des technologies spéciales vraiment utiles dont nous nous servons maintenant tous les jours. 

  • La voiture sur le sol lunaire n'avait pas de volant mais bien une sorte de joystick. Maintenant le même principe est utilisé dans les jeux pour enfants.

 

  • Les visières des casques d'astronautes faites pour protéger des pierres et des rayons et permettre de respirer en conditions difficiles ont servi à développer des visières perfectionnées pour les pompiers.

 

  • La Lune a le sol couvert de poussières et de pierres. Les astronautes ont eu des aspirateurs sans fil pour récolter des exemplaires de roches. Grâce à cela, nous bénéficions aujourd'hui d'aspirateurs sans fil. 

 

  • La technologie du scanner a été créée pour analyser la solidité et la qualité du matériel qui allait composer la fusée. Cette technologie a été développée par la suite pour les hôpitaux et a permis de déceler des cancers ou des fractures par exemple.

 

  • Dans la fusée, les astronautes avaient des matelas spéciaux pour bien les soutenir quand ils auraient des pressions énormes par la vitesse. Maintenant ce principe se retrouve dans les magasins qui vendent des matelas à mémoire de forme.

 

  • Il fallait trouver comment fournir de l'électricité à la fusée mais sans batteries car trop lourdes. Les panneaux solaires ont été inventés et ont donné naissance aux panneaux photovoltaïques mis sur les toitures, qui permettent des économies d'énergie.

 

  • Dans la fusée, il était impossible d'emporter la quantité d'eau nécessaire. Il a donc fallu inventer un système pour recycler les eaux sales et l'urine pour pouvoir les boire à nouveau. Ce qui a donné par après la carafe avec la cartouche pour apurer l'eau : la carafe Brita.

 

  • Les satellites dans l'espace se renvoient sans cesse des informations. Ce qui a permis la création du GPS pour retrouver son chemin et les communications GSM en relais tout autour du monde.

  • Les ordinateurs étaient très grands au départ comme des armoires. Il était impossible d'emporter cela dans la fusée. Les chercheurs ont donc analysé comment réduire le volume des ordinateurs. Grâce à cela, nous avons maintenant les ordinateurs portables.

 

  • Les astronautes avaient des vêtements épais comme des coussins pour les protéger contre les chocs de pierres. Ce principe a permis d'équiper maintenant toutes les voitures d'airbags.

 

  • La couverture Mylar a été développée pour préserver le LEM de trop fortes chaleurs ou au contraire pour conserver au maximum de la chaleur. Les chercheurs ont alors pensé à utiliser cette couverture dans les ambulances pour garder la chaleur des blessés. Quand les gens ont eu un accident, avec le choc, ils ont souvent très froids.

 

  • Le canot gonflable a été inventé pour éviter que la capsule des astronautes au retour se retourne dans l'eau. Une bouée de protection était nécessaire. Depuis, on a pensé qu'il était intéressant aussi d'avoir des canots gonflables ou des bateaux de sauvetage.

 

Encore beaucoup d'autres choses ont été inventées pour la mission Apollo. Ce serait trop long de toutes les énumérer ici. De nombreuses choses ont été découvertes grâce à la fusée.

notre - dame de paris

Autrefois , 50 ans avant Jésus-Christ, Paris s'appelait Lutèce et avait été construite par les Romains sur le territoire des gaulois appelés PARISII.

Lorsque les Romains quittent les territoires gaulois, le nom du peuple gaulois de cette région est donné à la ville : " PARIS"

 

Au 3ème siècle, vers 250, de plus en plus d'habitants deviennent chrétiens.

Le pape leur envoie alors un premier évêque . A ce moment-là, les Chrétiens sont persécutés et le premier évêque meurt martyr sur un mont. Ce mont sera appelé ensuite MONS MARTYRUM (le mont des martyrs). Ce nom s'est transformé avec le temps en l'actuel "MONTMARTRE".

Ce premier évêque martyr deviendra "Saint Denis", patron de Paris.

Puis vient la paix. On commence alors à construire des églises.

On retrouve des traces de plusieurs de ces constructions, dont une grande basilique dédiée à Saint Etienne.

 

 

Au milieu du 12ème siècle , on décide de construire une nouvelle cathédrale, plus longue et plus haute.

Cela est devenu possible grâce aux techniques de construction qui se sont développées.

La nouvelle construction sera offerte à la Vierge Marie et nommée "Notre Dame"

 

La nouvelle construction débute en 1163 et s'achève en 1250 (presque 100 ans plus tard). Vers 1230, on construit la première flèche. Par la suite, de nombreux embellissements et transformations seront faits.

 

En 1730, un grand orgue de 8.000 tuyaux est installé.

 

Dans la première moitié du 19ème siècle, la flèche, devenue trop fragile, est reconstruite.

C'est Viollet-le-Duc, un célèbre architecte de cette époque qui dessine les plans de la flèche.

 

En 2013, les 4 cloches de la tour nord sont remplacées par 8 autres et une grosse cloche de 6 tonnes appelée "Marie" est ajoutée dans la tour sud au bourdon "Emmanuel" installé, lui, au 17ème siècle.

 

Le 15 avril 2019, un énorme incendie se déclare en fin de journée et ravage toute la toiture de la cathédrale Notre Dame.

Une chance, les statues de cuivre de la flèche avait été enlevées quelques jours avant pour être nettoyées.

 

Pendant l'incendie, policiers et pompiers ont participé activement au sauvetage des trésors que contenait la cathédrale : la couronne d'épines du Christ, la tunique de Saint Denis, des tableaux et objets précieux.

Mais tout n'a pas pu être sauvé.

Maintenant, il faudra évaluer les dégâts et vérifier la stabilité de la construction : les pierres ont été terriblement chauffées, puis ont refroidi. Cela signifie que les volumes ont subi des changements.

 

La cathédrale représente énormément pour les Parisiens mais aussi pour tous les Français. C'est en quelque sorte le coeur de la France toujours debout, symbole admiré dans le monde entier.

L'émotion est donc vive devant cette catastrophe.

les serres royales de laeken

Le 19ème siècle est le temps des explorations. Le Roi Léopold II fait de beaucoup de voyages et ramène de nombreuses plantes exotiques dont une partie est encore présente dans les serres.

Les serres contiennent beaucoup de plantes rares.

 

L'orangerie abrite 41 orangers dont certains sont âgés de 200 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Roi Léopold II était passionné de camélias. Les serres en abritent 300 !

 

Au cours du 19ème siècle, les progrès des techniques de construction avec l'utilisation du métal et du verre rendent possible la construction de serres.

 

Le Roi Léopold II veut construire des serres. Il fait appel à un architecte pour qu’il réalise un projet qui soit adapté au Château de Laeken. La construction commence en 1873.

L’ensemble est très beau et apparaît comme une ville de verre avec des pavillons, des coupoles et des serres larges et longues, comme des rues couvertes.

 

L’architecte, qui est-il ?

Il s’appelle Alphonse Balat. Il est célèbre en Belgique. Il est aussi professeur et a enseigné à un élève : Victor Horta. C’est lui, Victor Horta qui créera plus tard l’Art Nouveau.

 

Avant de construire les serres, Alphonse Balat étudie le terrain pour que les serres s'intègrent à la fois à la beauté du paysage et à la majesté du palais.

 

Voilà une construction de 1938. C’est l'atelier de la Reine Elisabeth, épouse du Roi Albert Ier.

La Reine Elisabeth aimait beaucoup les arts : peinture, sculpture, musique...

 

Dans la serre aux azalées,  on peut voir une sculpture du buste du jardinier en chef de la Reine. C’est la Reine Elisabeth, elle-même, qui l’a sculpté.

 

Dans la serre de l'Embarcadère, on peut aussi admirer de très beaux vases chinois rapportés par le Roi Léopold II lors d'un voyage en Extrême-Orient.

 

Pour la construction des serres de Laeken, le Roi Léopold II aura de nombreux entretiens, échanges de lettres et de projets avec Alphonse Balat,

 

 

Ici, c'est la première serre que le Roi Léopold II a fait construire. Elle s’appelle « Le Jardin d’hiver ».

Cette immense serre abrite de nombreux palmiers. Certains sont centenaires.

Cette serre est utilisée pour les réceptions de la Famille Royale Belge.

la légende du cheval bayard

 

 

La période des carnavals est l'occasion de raconter une légende très connue en  Belgique, celle du cheval Bayard. Elle fait partie du folklore de nombreuses villes belges, dans les Ardennes et tout au long de la frontière française. On retrouve même la légende du cheval Bayard en Hollande, dans des villes flamandes, en Allemagne et jusqu'en Alsace, en Lorraine et en Gascogne. La légende se passe à l'époque du grand empereur Charlemagne, qui régnait sur la France mais aussi sur la Belgique et l'Allemagne.

Bayard est un cheval-fée. Ce cheval merveilleux est retenu prisonnier sur une île.  Un enchanteur, cousin des 4 fils Aymon, délivre Bayard et donne le cheval à Renaud, l'aîné des 4 fils du Duc Aymon.

A cette époque, Charlemagne est un grand roi. Il est resté célèbre car il ouvre des écoles pour tous les enfants.

Renaud est fait chevalier (adoubé) par Charlemagne.

Mais  le neveu  du roi  est jaloux. Il propose à Renaud de jouer aux échecs avec lui car il espère avoir un prétexte de dispute. Une vraie dispute arrive, malheureusement Renaud tue le neveu par accident.

Alors Renaud est poursuivi par les soldats de Charlemagne et il s'enfuit avec ses 3 frères sur le cheval Bayard. Malgré sa charge, Bayard galope aussi vite que le vent, saute au-dessus des rivières et des vallées.

Il arrive enfin sur une arête rocheuse, bloqué par la Meuse. Bayard frappe de son sabot, saute d'un bond extraordinaire au-dessus de l'eau et arrive de l'autre côté de la Meuse.

Sur le coup, le grand bloc de rocher est cassé en deux : C'est pour cela qu'il s'appelle maintenant le Rocher Bayard.

 

Le temps passe mais, pendant longtemps, Charlemagne continue à vouloir se venger de Renaud.

Enfin  Charlemagne accepte faire la paix, à une condition : le cheval Bayard doit lui être donné.

Renaud est très triste mais il accepte.

Charlemagne veut se débarrasser du cheval et ordonne de lui attacher une meule au cou. Bayard est jeté dans le fleuve. Il se débat avec force. D'un violent coup de sabot, il fend la meule et retourne sur la terre.

 

Maintenant, on raconte que, parfois, on voit le cheval galoper dans les forêts d'Ardennes. Il cherche son maître...

 

la bûche de noël

la galette des rois

Une autre tradition est bien ancrée dans nos habitudes de cette période de l’année : la galette des rois.

Le 6 janvier, jour de l’Épiphanie, nous avons pour habitude de nous réunir autour de la galette des Rois.

Mais d'où vient cette tradition de la galette et de sa fève ? Comme souvent, c'est dans une fête païenne et chez les Romains qu'il faut aller chercher l'origine de tout cela !

Début janvier, les Romains fêtaient les Saturnales, fête pendant laquelle le roi du festin, un domestique ou esclave, était élu grâce à une fève.

Pour que l'élection soit juste, on mettait un enfant, un innocent sous la table et c'est lui qui attribuait les parts.

Ce n'est qu'au 14ème siècle que l’Église de France s'est approprié cette célébration païenne pour l'associer à l’Épiphanie, première preuve du caractère divin de Jésus. L’Épiphanie célèbre l’étonnante arrivée des Rois Mages dans l’étable où Jésus est né, 12 jours après sa naissance, pour lui remettre des cadeaux.

Dans la tradition, la galette est partagée en autant de portions que d'invités, plus une part.

Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge », était généralement donnée à un pauvre.

Il y avait aussi à l'époque ce que l'on appelait « la part des absents » pour le fils parti à la guerre ou le père pêcheur qui n'était pas rentré.

La part était rangée jusqu'à leur retour. Une façon tendre de dire qu'on avait pensée à eux.

Aujourd'hui la galette des Rois est devenue une tradition familiale et le chanceux qui tire la fève devient le roi d'un jour et choisit sa reine.

Ou la reine choisit son roi !

Les premières fèves en porcelaine ont commencé à remplacer la fève naturelle au milieu du 18ème siècle. Elles représentaient l'enfant Jésus.

Aujourd'hui, la palette n'a de limite que l'imagination des créateurs.

Et pour terminer, sachez que les collectionneurs de fèves s'appellent les favophiles, et leur passion la favophilie.

le poppy appeal

Le « poppy appeal » est traduit en français « l’appel du coquelicot ».

Les anglais et les canadiens portent un coquelicot à la boutonnière lors des cérémonies d’hommage de l’Armistice du 11 novembre. Lorsque la première guerre mondiale débute, les armées canadiennes (colonies anglaises) sont venues renforcer les troupes anglaises.

Parmi elles, un médecin nommé John Mc Crae va combattre dans les tranchées d’Ypres. En 1915, une terrible bataille a lieu avec comme résultat énormément de morts.

Le docteur Mc Crae enterre son meilleur ami ce jour-là dans une tombe de fortune. (Croix bois).

Il voit des coquelicots pousser entre les croix et décide le lendemain d’écrire un poème.                             

 

« Au Champ d'honneur »

                                                                       (Adaptation du poème: In Flanders Fields, de John Mc Crae)  

                 

 Au champ d'honneur, les coquelicots

Sont parsemés de lot en lot

Auprès des croix, et dans l'espace

Les alouettes devenues lasses

Mêlent leurs chants au sifflement

Des obusiers*.

Nous sommes morts,

Nous qui songions la veille encor' A nos parents, à nos amis,

C'est nous qui reposons ici,

Au champ d'honneur.

C'est nous qui reposons ici

Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés

À vous de porter l'oriflamme   

Et de garder au fond de l'âme

Le goût de vivre en liberté.

Acceptez le défi, sinon          

Les coquelicots se faneront

Au champ d'honneur.

Inspirée par "In Flanders Fields", le professeur américain Moina Michael résolut à l'issue de la guerre en 1918 de porter un coquelicot tout au long de l'année pour honorer les soldats tombés au champ d'honneur.

Par ailleurs, elle écrivit en réponse un poème intitulé "Nous garderons la foi".

Elle distribue des coquelicots cousus et fait campagne pour le faire adopter le coquelicot comme symbole officiel de l’hommage rendu aux morts.

Anne E. Guérin assiste à une conférence donnée par M. Michael, trouve l’idée intéressante et se joint à elle. Elle conçoit l’idée de vendre des coquelicots en tissus pour lever des fonds à destination des victimes de la guerre. En 1921, madame Guérin envoit des vendeurs de coquelicots à Londres attirant l'attention du maréchal Douglas Haig. Il encourage la vente de ces coquelicots. La pratique se répand rapidement et le port du coquelicot lors des cérémonies de l’Armistice demeure populaire en Angleterre et au Canada.

 

Le Poppy Appeal représente une très grosse action de récolte de fonds se déroulant de fin octobre jusqu’à l’Armistice et dont les bénéfices servent à financer des aides aux anciens combattants (recherche, appareils médicaux, maisons de soins, aide à domicile…).

 

Maintenant, lorsque vous verrez des personnes arborant un coquelicot en boutonnière lors des cérémonies de commémoration du 11 novembre, vous saurez pourquoi !

le bois du cazier

Le bois du Cazier, qu'est-ce que c'est ?

C'est un charbonnage situé à Charleroi, plus précisément à Marcinelle. La concession houillère appartenait au baron De Cazier. A la mort du baron, la concession fut léguée à Madame Eulalie Desmanet ainsi que deux bois et la houille qu'ils pouvaient contenir.

ors de l'inscription à la maison communale, on pense qu'une erreur de transcription a été commise donc "De Cazier" est devenu "Du Cazier".

Pourquoi est-il célèbre?

Le 8 août 1956, une terrible catastrophe fait 262 morts. C'est l'accident de mine le plus grave en Belgique.

Que s'est-il passé?

Le 8 août 1956 est un jour comme les autres, les mineurs vont travailler. 

275 mineurs rejoignent leur galerie grâce à une cage d'ascenseur. Ils l'empruntent les uns après les autres, par petits groupes, et descendent jusqu'à 975 mètres de profondeur.

Lorsqu'ils sortent pour rejoindre leur galerie, ils font remonter la cage pour permettre au prochain groupe de descendre à son tour et ainsi de suite.

A leur poste, les mineurs travaillent, piochent, remplissent des chariots de charbon et encagent le charbon récolté pour le remonter à la surface. Toujours de la même manière, le chariot plein qui doit monter expulse le chariot vide pour prendre sa place et être remonté.

A 8h10, suite à une erreur de compréhension, l'ouvrier qui encage et remonte les wagonnets, ne voit pas qu'un chariot n'est pas complètement sorti lors de son expulsion.

Lors du démarrage de la cage, le wagonnet qui n'est pas bien sorti dépasse et accroche une poutrelle. Celle-­ci endommage des câbles électriques, une canalisation d'huile et une conduite d'air comprimé.

Les étincelles électriques vont mettre le feu aux jets d'huile et l'incendie sera activé par l'air comprimé.

Le feu gagne rapidement la totalité de la mine. Le puits d'extraction ainsi que les galeries sont remplis de fumée et l'air ne passe plus.

Sept mineurs réussissent à remonter à la surface et appellent à l'aide pour sauver les mineurs restés à l'intérieur. Beaucoup de personnes se mobilisent pour entreprendre les recherches. 

Dans un premier temps, trois ouvriers sont sauvés. Ensuite, encore trois autres. Il n'y aura que ces 6 mineurs qui seront sauvés. La catastrophe cause beaucoup d'émotion tant en Belgique qu'en Europe.

Les gens suivent les informations pour savoir s'il y a des survivants. La télévision, les journaux et la radio relatent les opérations de sauvetage qui restent infructueuses. Les pompiers et les militaires se joignent à la mobilisation générale pour assister les recherches.

Le roi Baudouin se rend sur le site pour exprimer sa tristesse.

Un certain espoir demeure dans les familles qui attendent les résultats des recherches, massées devant les grilles du charbonnage.

Mais au bout de 15 jours, cet espoir disparaît. Le 23 août, un des sauveteurs annonce la nouvelle: "Ils sont tous morts!".

Le charbonnage reste ouvert, les ouvriers continuent à y travailler. Il fermera ses portes en 1967 et sera laissé à l'abandon.

Au début des années 2000, un groupe de personnes cherchent un moyen de réhabilité le site. La Région Wallonne obtient les fonds pour financer les travaux de remise en valeur du charbonnage.Celui-­ci est transformé en musée et ouvert au public en 2002.

Pourquoi faut-il visiter le Bois du Cazier ?

 

Les salles d'exposition témoignent de la richesse industrielle de Charleroi dans le passé. On peut y voir entre autres:

- Des films, des photos et des témoignages relatant les     conditions difficiles des mineurs.

- Des démonstrations de soufflage de verre grâce au       Musée du verre qui s’est installé sur le site.

- Des ateliers de