est une rubrique dans laquelle nous allons traiter de sujets d'actualités en langue des signes. C'est une petite fenêtre ouverte sur le monde qui a pour objectif d'informer, d'intéresser ou de surprendre au travers de thèmes les plus divers et de permettre un accès à la culture générale.

 

LES PREMIERS PAS SUR LA LUNE

C'est l'astronaute américain, Neil Armstrong,  qui pose pour la première fois le pied sur la Lune, le 20 juillet 1969 à 10 heures du soir. En Belgique, il est 4 heures du matin le 21 juillet car il y a un écart de 6 heures entre l'Amérique et la Belgique.

Après la Seconde Guerre

mondiale, l'URSS et les 

Etats-Unis s'opposent en

une sorte de concurrence:

c'est ce qu'on va appeler 

"la guerre froide".

Toutes les deux veulent

montrer leur supériorité en

idéologie mais aussi en

technologie.

La course à l'espace 

devient le symbole de leur 

réussite.

Les premiers succès sont d'abord russes (soviétiques) : en 1957, les Russes sont les premiers à réussir à mettre un satellite en orbite autour de la Terre. C'est Spoutnik I.

Un mois plus tard, ils lancent un deuxième satellite, c'est Spoutnik II avec le chien Laïka.

En 1961, le premier homme à aller dans l'espace est Youri Gagarine. Il quitte la Terre à bord d'une fusée qui, après avoir largué les étages de lancement, réussit à tourner en orbite autour de la Terre.

Les Américains décident de tout faire pour battre les Russes. En 1961, le Président John Fitzgerald Kennedy (celui qui a été tué d'une balle dans la tête) demande au Congrès de développer un programme de recherches spécial : le programme APOLLO. Quel en est l'objectif ? Envoyer une fusée de la Terre sur la Lune et la faire revenir sur la Terre. 

De longues recherches sont nécessaires pour améliorer les résultats : 8 ans.

 

Enfin, le 16 juillet 1969, tout est prêt.Trois astronautes, Neil Armstrong, Michael Collins et Edwin Aldrin décollent dans une fusée appelée Saturne V.

La fusée arrive et se met en orbite à 16 km autour de la Lune. De la fusée se détache le module lunaire ou "LEM" (Lunar Excursion Module) qui entame sa descente vers le sol lunaire et cherche une place bien plane, sans pierre et sans trou pour atterrir. En fin, il se pose sur le sol dans une plaine appelée "Mer de la Tranquillité".

Dans le LEM, il y a deux astronautes : Neil Armstrong et Edwin Aldrin. Le 3ème astronaute, Michael Collins est resté dans la fusée et continue de tourner autour de la Lune.

Neil Armstrong est le premier à sortir du module. Il enclenche la camera et commence la descente de l'échelle du LEM. Il pose le premier le pied sur la Lune et voit qu'il y a une poussière importante. Il fait quelques pas et puis prononce la phrase célèbre : "C'est un petit pas pour l'homme mais un bond de géant pour l'humanité".

Le même jour à  6h. du soir, le module quitte le sol lunaire et rejoint la fusée. La fusée retourne sur la Terre. Elle arrive le 24 juillet.

Les voyages dans l'espace ont nécessité des technologies spéciales vraiment utiles dont maintenant nous nous servons tous les jours. 

  • La voiture sur le sol lunaire n'avait pas de volant mais bien une sorte de joystick. Maintenant le même principe est utilisé dans les jeux pour enfants.

 

  • Les visières des casques d'astronautes faites pour protéger des pierres et des rayons et permettre de respirer en conditions difficiles ont servi à développer des visières perfectionnées pour les pompiers.

 

  • La Lune a le sol couvert de poussières et de pierres. Les astronautes ont eu des aspirateurs sans fil pour récolter des exemplaires de roches. Grâce à cela, nous bénéficions aujourd'hui d'aspirateurs sans fil. 

 

  • La technologie du scanner a été créée pour analyser la solidité et la qualité du matériel qui allait composer la fusée. Cette technologie a été développée par la suite pour les hôpitaux et a permis de déceler des cancers ou des fractures par exemple.

 

  • Dans la fusée, les astronautes avaient des matelas spéciaux pour bien les soutenir quand ils auraient des pressions énormes par la vitesse. Maintenant ce principe se retrouve dans les magasins qui vendent des matelas à mémoire de forme.

 

  • Il fallait trouver comment fournir de l'électricité à la fusée mais sans batteries car trop lourdes. Les panneaux solaires ont été inventés et ont donné naissance aux panneaux photovoltaïques mis sur les toitures, qui permettent des économies d'énergie.

 

  • Dans la fusée, il était impossible d'emporter la quantité d'eau nécessaire. Il a donc fallu inventer un système pour recycler les eaux sales et l'urine pour pouvoir les boire à nouveau. Ce qui a donné par après la carafe avec la cartouche pour apurer l'eau : la carafe Brita.

 

  • Les satellites dans l'espace se renvoient sans cesse des informations. Ce qui a permis la création du GPS pour retrouver son chemin et les communications GSM en relais tout autour du monde.

  • Les ordinateurs étaient très grands au départ comme des armoires. Il était impossible d'emporter cela dans la fusée. Les chercheurs ont donc analysé comment réduire le volume des ordinateurs. Grâce à cela, nous avons maintenant les ordinateurs portables.

 

  • Les astronautes avaient des vêtements épais comme des coussins pour les protéger contre les chocs de pierres. Ce principe a permis d'équiper maintenant toutes les voitures d'airbags.

 

  • La couverture Mylar a été développée pour préserver le LEM de trop fortes chaleurs ou au contraire pour conserver au maximum de la chaleur. Les chercheurs ont alors pensé à utiliser cette couverture dans les ambulances pour garder la chaleur des blessés. Quand les gens ont eu un accident, avec le choc, ils ont souvent très froids.

 

  • Le canot gonflable a été inventé pour éviter que la capsule des astronautes au retour se retourne dans l'eau. Une bouée de protection était nécessaire. Depuis, on a pensé qu'il était intéressant aussi d'avoir des canots gonflables ou des bateaux de sauvetage.

 

Encore beaucoup d'autres choses ont été inventées pour la mission Apollo. Ce serait trop long de toutes les énumérer ici. De nombreuses choses ont été découvertes grâce à la fusée.

NOTRE DAME DE PARIS

 

Autrefois , 50 ans avant Jésus-Christ, Paris s'appelait Lutèce et avait été construite par les Romains sur le territoire des gaulois appelés PARISII.

Lorsque les Romains quittent les territoires gaulois, le nom du peuple gaulois de cette région est donné à la ville : " PARIS"

 

Au 3ème siècle, vers 250, de plus en plus d'habitants deviennent chrétiens.

Le pape leur envoie alors un premier évêque . A ce moment-là, les Chrétiens sont persécutés et le premier évêque meurt martyr sur un mont. Ce mont sera appelé ensuite MONS MARTYRUM (le mont des martyrs). Ce nom s'est transformé avec le temps en l'actuel "MONTMARTRE".

Ce premier évêque martyr deviendra "Saint Denis", patron de Paris.

Puis vient la paix. On commence alors à construire des églises.

On retrouve des traces de plusieurs de ces constructions, dont une grande basilique dédiée à Saint Etienne.

 

 

Au milieu du 12ème siècle , on décide de construire une nouvelle cathédrale, plus longue et plus haute.

Cela est devenu possible grâce aux techniques de construction qui se sont développées.

La nouvelle construction sera offerte à la Vierge Marie et nommée "Notre Dame"

 

La nouvelle construction débute en 1163 et s'achève en 1250 (presque 100 ans plus tard). Vers 1230, on construit la première flèche. Par la suite, de nombreux embellissements et transformations seront faits.

 

En 1730, un grand orgue de 8.000 tuyaux est installé.

 

Dans la première moitié du 19ème siècle, la flèche, devenue trop fragile, est reconstruite.

C'est Viollet-le-Duc, un célèbre architecte de cette époque qui dessine les plans de la flèche.

 

En 2013, les 4 cloches de la tour nord sont remplacées par 8 autres et une grosse cloche de 6 tonnes appelée "Marie" est ajoutée dans la tour sud au bourdon "Emmanuel" installé, lui, au 17ème siècle.

 

Le 15 avril 2019, un énorme incendie se déclare en fin de journée et ravage toute la toiture de la cathédrale Notre Dame.

Une chance, les statues de cuivre de la flèche avait été enlevées quelques jours avant pour être nettoyées.

 

Pendant l'incendie, policiers et pompiers ont participé activement au sauvetage des trésors que contenait la cathédrale : la couronne d'épines du Christ, la tunique de Saint Denis, des tableaux et objets précieux.

Mais tout n'a pas pu être sauvé.

Maintenant, il faudra évaluer les dégâts et vérifier la stabilité de la construction : les pierres ont été terriblement chauffées, puis ont refroidi. Cela signifie que les volumes ont subi des changements.

 

La cathédrale représente énormément pour les Parisiens mais aussi pour tous les Français. C'est en quelque sorte le coeur de la France toujours debout, symbole admiré dans le monde entier.

L'émotion est donc vive devant cette catastrophe.

LES SERRES ROYALES DE LAEKEN

Le 19ème siècle est le temps des explorations. Le Roi Léopold II fait de beaucoup de voyages et ramène de nombreuses plantes exotiques dont une partie est encore présente dans les serres.

Les serres contiennent beaucoup de plantes rares.

 

L'orangerie abrite 41 orangers dont certains sont âgés de 200 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Roi Léopold II était passionné de camélias. Les serres en abritent 300 !

 

Au cours du 19ème siècle, les progrès des techniques de construction avec l'utilisation du métal et du verre rendent possible la construction de serres.

 

Le Roi Léopold II veut construire des serres. Il fait appel à un architecte pour qu’il réalise un projet qui soit adapté au Château de Laeken. La construction commence en 1873.

L’ensemble est très beau et apparaît comme une ville de verre avec des pavillons, des coupoles et des serres larges et longues, comme des rues couvertes.

 

L’architecte, qui est-il ?

Il s’appelle Alphonse Balat. Il est célèbre en Belgique. Il est aussi professeur et a enseigné à un élève : Victor Horta. C’est lui, Victor Horta qui créera plus tard l’Art Nouveau.

 

Avant de construire les serres, Alphonse Balat étudie le terrain pour que les serres s'intègrent à la fois à la beauté du paysage et à la majesté du palais.

 

Voilà une construction de 1938. C’est l'atelier de la Reine Elisabeth, épouse du Roi Albert Ier.

La Reine Elisabeth aimait beaucoup les arts : peinture, sculpture, musique...

 

Dans la serre aux azalées,  on peut voir une sculpture du buste du jardinier en chef de la Reine. C’est la Reine Elisabeth, elle-même, qui l’a sculpté.

 

Dans la serre de l'Embarcadère, on peut aussi admirer de très beaux vases chinois rapportés par le Roi Léopold II lors d'un voyage en Extrême-Orient.

 

Pour la construction des serres de Laeken, le Roi Léopold II aura de nombreux entretiens, échanges de lettres et de projets avec Alphonse Balat,

 

 

Ici, c'est la première serre que le Roi Léopold II a fait construire. Elle s’appelle « Le Jardin d’hiver ».

Cette immense serre abrite de nombreux palmiers. Certains sont centenaires.

Cette serre est utilisée pour les réceptions de la Famille Royale Belge.

LA LEGENDE DU CHEVAL BAYARD

 

 

La période des carnavals est l'occasion de raconter une légende très connue en  Belgique, celle du cheval Bayard. Elle fait partie du folklore de nombreuses villes belges, dans les Ardennes et tout au long de la frontière française. On retrouve même la légende du cheval Bayard en Hollande, dans des villes flamandes, en Allemagne et jusqu'en Alsace, en Lorraine et en Gascogne. La légende se passe à l'époque du grand empereur Charlemagne, qui régnait sur la France mais aussi sur la Belgique et l'Allemagne.

Bayard est un cheval-fée. Ce cheval merveilleux est retenu prisonnier sur une île.  Un enchanteur, cousin des 4 fils Aymon, délivre Bayard et donne le cheval à Renaud, l'aîné des 4 fils du Duc Aymon.

A cette époque, Charlemagne est un grand roi. Il est resté célèbre car il ouvre des écoles pour tous les enfants.

Renaud est fait chevalier (adoubé) par Charlemagne.

Mais  le neveu  du roi  est jaloux. Il propose à Renaud de jouer aux échecs avec lui car il espère avoir un prétexte de dispute. Une vraie dispute arrive, malheureusement Renaud tue le neveu par accident.

Alors Renaud est poursuivi par les soldats de Charlemagne et il s'enfuit avec ses 3 frères sur le cheval Bayard. Malgré sa charge, Bayard galope aussi vite que le vent, saute au-dessus des rivières et des vallées.

Il arrive enfin sur une arête rocheuse, bloqué par la Meuse. Bayard frappe de son sabot, saute d'un bond extraordinaire au-dessus de l'eau et arrive de l'autre côté de la Meuse.

Sur le coup, le grand bloc de rocher est cassé en deux : C'est pour cela qu'il s'appelle maintenant le Rocher Bayard.

 

Le temps passe mais, pendant longtemps, Charlemagne continue à vouloir se venger de Renaud.

Enfin  Charlemagne accepte faire la paix, à une condition : le cheval Bayard doit lui être donné.

Renaud est très triste mais il accepte.

Charlemagne veut se débarrasser du cheval et ordonne de lui attacher une meule au cou. Bayard est jeté dans le fleuve. Il se débat avec force. D'un violent coup de sabot, il fend la meule et retourne sur la terre.

 

Maintenant, on raconte que, parfois, on voit le cheval galoper dans les forêts d'Ardennes. Il cherche son maître...

 

LA BÛCHE DE NOEL

LA GALETTE DES ROIS

Une autre tradition est bien ancrée dans nos habitudes de cette période de l’année : la galette des rois. Le 6 janvier, jour de l’Épiphanie, nous avons pour habitude de nous réunir autour de la galette des Rois. Mais d'où vient cette tradition de la galette et de sa fève ? Comme souvent, c'est dans une fête païenne et chez les Romains qu'il faut aller chercher l'origine de tout cela ! Début janvier, les Romains fêtaient les Saturnales, fête pendant laquelle le roi du festin, un domestique ou esclave, était élu grâce à une fève. Pour que l'élection soit juste, on mettait un enfant, un innocent sous la table et c'est lui qui attribuait les parts.

Aujourd'hui la galette des Rois est devenue une tradition familiale et le chanceux qui tire la fève devient le roi d'un jour et choisit sa reine. Ou la reine choisit son roi ! Les premières fèves en porcelaine ont commencé à remplacer la fève naturelle au milieu du 18ème siècle. Elles représentaient l'enfant Jésus. Aujourd'hui, la palette n'a de limite que l'imagination des créateurs. Et pour terminer, sachez que les collectionneurs de fèves s'appellent les favophiles, et leur passion la favophilie.

Ce n'est qu'au 14ème siècle que l’Église de France s'est approprié cette célébration païenne pour l'associer à l’Épiphanie, première preuve du caractère divin de Jésus. L’Épiphanie célèbre l’étonnante arrivée des Rois Mages dans l’étable où Jésus est né, 12 jours après sa naissance, pour lui remettre des cadeaux. Dans la tradition, la galette est partagée en autant de portions que d'invités, plus une part. Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge », était généralement donnée à un pauvre. Il y avait aussi à l'époque ce que l'on appelait « la part des absents » pour le fils parti à la guerre ou le père pêcheur qui n'était pas rentré. La part était rangée jusqu'à leur retour. Une façon tendre de dire qu'on avait pensée à eux.

LE POPPY APPEAL

Le « poppy appeal » est traduit en français « l’appel du coquelicot ». Les anglais et les canadiens portent un coquelicot à la boutonnière lors des cérémonies d’hommage de l’Armistice du 11 novembre. Lorsque la première guerre mondiale débute, les armées canadiennes (colonies anglaises) sont venues renforcer les troupes anglaises. Parmi elles, un médecin nommé John Mc Crae va combattre dans les tranchées d’Ypres. En 1915, une terrible bataille a lieu avec comme résultat énormément de morts. Le docteur Mc Crae enterre son meilleur ami ce jour-là dans une tombe de fortune. (Croix bois). Il voit des coquelicots pousser entre les croix et décide le lendemain d’écrire un poème.                             

 

« Au Champ d'honneur »

                                                                       (Adaptation du poème: In Flanders Fields, de John Mc Crae)  

                 

 Au champ d'honneur, les coquelicots   

Sont parsemés de lot en lot                                Auprès des croix et dans l'espace.                    Les alouettes devenues lasses                        Mêlent leurs chants au sifflement                        Des obusiers. Nous sommes morts,                  Nous qui songions la veille encore                      À nos parents, à nos amis,                                 

C'est nous qui reposons ici

Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés

À vous de porter l'oriflamme   

Et de garder au fond de l'âme

Le goût de vivre en liberté.

Acceptez le défi, sinon          

Les coquelicots se faneront

Au champ d'honneur.

Inspirée par "In Flanders Fields", le professeur américain Moina Michael résolut à l'issue de la guerre en 1918 de porter un coquelicot tout au long de l'année pour honorer les soldats tombés au champ d'honneur. Par ailleurs, elle écrivit en réponse un poème intitulé "Nous garderons la foi". Elle distribue des coquelicots cousus et fait campagne pour le faire adopter le coquelicot comme symbole officiel de l’hommage rendu aux morts.

Anne E. Guérin assiste à une conférence donnée par M. Michael, trouve l’idée intéressante et se joint à elle. Elle conçoit l’idée de vendre des coquelicots en tissus pour lever des fonds à destination des victimes de la guerre. En 1921, madame Guérin envoit des vendeurs de coquelicots à Londres attirant l'attention du maréchal Douglas Haig. Il encourage la vente de ces coquelicots. La pratique se répand rapidement et le port du coquelicot lors des cérémonies de l’Armistice demeure populaire en Angleterre et au Canada.

 

Le Poppy Appeal représente une très grosse action de récolte de fonds se déroulant de fin octobre jusqu’à l’Armistice et dont les bénéfices servent à financer des aides aux anciens combattants. Recherche, appareils médicaux, maisons de soins, aide à domicile…).

 

Maintenant, lorsque vous verrez des personnes arborant un coquelicot en boutonnière lors des cérémonies de commémoration du 11 novembre, vous saurez pourquoi !

LE BOIS DU CAZIER

Le bois du Cazier, qu'est-ce que c'est ? C'est un charbonnage situé à Charleroi, plus précisément à Marcinelle. La concession houillère appartenait au baron De Cazier. A la mort du baron, la concession fut léguée à Madame Eulalie Desmanet ainsi que deux bois et la houille qu'ils pouvaient contenir. Lors de l'inscription à la maison communale, on pense qu'une erreur de transcription a été commise donc "De Cazier" est devenu "Du Cazier".

Pourquoi est-il célèbre? Le 8 août 1956, une terrible catastrophe fait 262 morts. C'est l'accident de mine le plus grave en Belgique. Que s'est-il passé? Le 8 août 1956 est un jour comme les autres, les mineurs vont travailler. 

275 mineurs rejoignent leur galerie grâce à une cage d'ascenceur. Ils l'empruntent les uns après les autres, par petits groupes, et descendent jusqu'à 975 mètres de profondeur. Lorsqu'ils sortent pour rejoindre leur galerie, ils font remonter la cage pour permettre au prochain groupe de descendre à son tour et ainsi de suite. A leur poste, les mineurs travaillent, piochent, remplissent des chariots de charbon et encagent le charbon récolté pour le remonter à la surface. Toujours de la même manière, le chariot plein qui doit monter expulse le chariot vide pour prendre sa place et être remonté.

A 8h10, suite à une erreur de compréhension, l'ouvrier qui encage et remonte les wagonnets, ne voit pas qu'un chariot n'est pas complètement sorti lors de son expulsion. Lors du démarrage de la cage, le wagonnet qui n'est pas bien sorti dépasse et accroche une poutrelle. Celle-­ci endommage des câbles électriques, une canalisation d'huile et une conduite d'air comprimé. Les étincelles électriques vont mettre le feu aux jets d'huile et l'incendie sera activé par l'air comprimé. Le feu gagne rapidement la totalité de la mine. Le puits d'extraction ainsi que les galeries sont remplis de fumée et l'air ne passe plus.

Sept mineurs réussissent à remonter à la surface et appellent à l'aide pour sauver les mineurs restés à l'intérieur. Beaucoup de personnes se mobilisent pour entreprendre les recherches. Dans un premier temps, trois ouvriers sont sauvés. Ensuite, encore trois autres. Il n'y aura que ces 6 mineurs qui seront sauvés. La catastrophe cause beaucoup d'émotion tant en Belgique qu'en Europe.

Les gens suivent les informations pour savoir s'il y a des survivants. La télévision, les journaux et la radio relatent les opérations de sauvetage qui restent infructueuses. Les pompiers et les militaires se joignent à la mobilisation générale pour assister les recherches. Le roi Baudouin se rend sur le site pour exprimer sa tristesse.

Un certain espoir demeure dans les familles qui attendent les résultats des recherches, massées devant les grilles du charbonnage. Mais au bout de 15 jours, cet espoir disparaît. Le 23 août, un des sauveteurs annonce la nouvelle: "Ils sont tous morts!".

Le charbonnage reste ouvert, les ouvriers continuent à y travailler. Il fermera ses portes en 1967 et sera laissé à l'abandon.

Au début des années 2000, un groupe de personnes cherchent un moyen de réhabilité le site. La Région Wallonne obtient les fonds pour financer les travaux de remise en valeur du charbonnage.Celui-­ci est transformé en musée et ouvert au public en 2002.

Pourquoi faut-il visiter le Bois du Cazier ? Les salles d'exposition témoignent de la richesse industrielle de Charleroi dans le passé. On peut y voir entre autres:

- Des films, des photos et des témoignages relatant les     conditions difficiles des mineurs.

- Des démonstrations de soufflage de verre grâce au       Musée du verre qui s’est installé sur le site.

- Des ateliers de forge et de fonderie.

Dans la période qui précède la catastrophe, les belges commencent à refuser de descendre dans les mines qu’ils jugent trop dangereuses. La Belgique fait alors appel à l’étranger pour recruter des travailleurs qui les remplaceront. C’est ce qui explique l’immigration italienne. Une salle leur est également consacrée. Parmi les 262 morts de la catastrophe, 136 sont italiens. Les autres sont originaires de 12 pays.

Le Bois du Cazier est aujourd’hui un site culturel et touristique majeur. De site de mémoire, la nouvelle ambition du Bois du Cazier est d’évoluer vers un site de conscience développant une citoyenneté active dans la société contemporaine, sur des thèmes comme la sécurité au travail et les migrations. C’est le plus bel hommage que nous puissions rendre aux 262 victimes de Marcinelle.

(Extrait du site officiel du Bois du Cazier)

TCHERNOBYL

Le 26 avril 1986 à 1h23 du matin, une explosion retourne la dalle de béton du réacteur numéro 4 de la centrale ukrainienne de Tchernobyl.

Malgré l’alerte forte des appareils de mesure, personne n’ordonne l’évacuation. Les pompiers, qui sont allés pour éteindre l’incendie, n’étaient pas protégés et certains sont morts déjà dans les semaines qui ont suivi. Les habitants de la ville de Tchernobyl ont été évacués seulement 10 jours plus tard. Les autorités ont annoncé 31 morts et 237 blessés. En réalité : 15.000 morts et des millions de handicapés.

Avec les vents, la catastrophe nucléaire touche les trois-quarts de l'Europe. Une épidémie de cancers de la thyroïde - due à l'iode radioactif craché par le réacteur - frappe aujourd'hui des milliers d'enfants et d'adolescents en Ukraine, en Biélorussie et en Russie.

Le réacteur abimé est toujours dangereux : il contient encore 97 % des éléments radioactifs. On a construit sur le réacteur une enveloppe de béton comme protection. Mais le béton s’abime très vite et laisse passer l’eau de pluie qui ensuite va contaminer les réserves souterraines.

En 2010 on a commencé à construire une énorme arche métallique pour recouvrir le réacteur et éviter les dispersions d’éléments radio-actifs pendant les travaux de « nettoyage » qui dureront plusieurs dizaines d’années.

30 ans après l’explosion du réacteur, la catastrophe est toujours là, et pour longtemps.

Au nom de toutes les victimes passées, présentes et à venir, nous devons absolument rappeler sa terrible actualité.

Et tout faire pour empêcher un nouvel accident.

EN BELGIQUE

 La Belgique a deux centrales nucléaires destinées à la production d’électricité. L’une se trouve à Doel (et contient 4 réacteurs en fonctionnement) et l’autre à Tihange (3 réacteurs en fonctionnement). Les réacteurs de ces centrales ont été installés entre 1975 et 1980, donc il y a 36 à 41 ans.

À la lecture de la note de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFNC), la conclusion s’impose : Il faut immédiatement mettre à l’arrêt les réacteurs à risque de Doel 3 et Tihange 2. Quant aux autres réacteurs, ils doivent également être progressivement fermés, et assez rapidement. C’est bien plus important qu’une distribution de pilules d’iode dans toute la Belgique.

 

Mais cette prise d’iode est-elle réellement efficace en cas de catastrophe nucléaire ? Pas vraiment. Les pilules d’iode agissent certes contre l’iode radioactif, et protège la tyroïde mais elles n’ont pas d’effet contre les autres matières radioactives qui s’échappent des centrales et elles sont efficaces si elles sont ingérées quelques heures à l’avance.

 

En cas de catastrophe, notre eau potable sera contaminée. Notre production alimentaire sera contaminée et devra être détruite. Nous devrons évacuer rapidement. Mais ensuite ? Où va aller la population ? Quelques lieux de rassemblement ont été désignés, mais combien de temps pourront y rester des dizaines de milliers de personnes ? Comment soigner ceux qui seront atteints ? Et comment décontaminer les personnes et leurs affaires ? Pour conclure : une telle catastrophe ne peut jamais se produire.

SAINT-NICOLAS

Bonjour à tous. Aujourd’hui, on va vous parler du 6 décembre, Saint Nicolas. Nous allons vous expliquer. Trois enfants se promenaient dans la campagne, dans les champs. Brusquement la nuit tomba. Les enfants se sentirent perdus… Enfin, ils aperçurent au loin une lumière. Ils se précipitèrent vers elle et frappèrent à la porte. La maison était habitée par un homme, un boucher, qui vint leur ouvrir.« Oh, trois enfants ! ». Les enfants demandèrent s’il était possible de dormir dans la maison, car ils étaient perdus.

L’homme les fit entrer et se réjouit de leur arrivée. Il réfléchit qu’il allait pouvoir les manger comme viande ». L’homme les fit entrer dans une pièce où il y avait un grand pot, le saloir, au fond. Il saisit les enfants et les jeta dans le saloir. Ensuite, il ajouta du sel jusqu’au bord. Il referma le couvercle et se frotta les mains de contentement.

 

Beaucoup plus tard, sept ans ou encore plus, Saint Nicolas se promenait et aperçut au loin la lumière d’une maison. " Oh, pensa-t-il, j’ai envie de manger et aussi de dormir ". Il alla frapper à la porte. 

Le boucher vint ouvrir la porte et Saint Nicolas demanda s’il était possible de manger et aussi de dormir.

"Bien sûr, lui répondit l’homme. Voulez-vous manger du veau rôti au four ?"

Saint Nicolas répondit : "Non, il est trop cuit." 

" Voulez-vous du jambon ? " 

"Non merci. Dites, il y a là au fond un saloir. Je voudrais manger de cette viande."

 Le boucher eut un grand choc et s’enfuit immédiatement. Saint Nicolas se mit debout et s’approcha du saloir, en réfléchissant qu’il y avait trois personnes là-dedans. Il utilisa ses pouvoirs, le couvercle se souleva et un enfant en sortit en disant : " Ah, j’ai bien dormi. " 

Puis le deuxième sortit qui dit aussi : "J’ai bien dormi." 

Puis le troisième dit en sortant : "Oh, je me croyais au Paradis. Mais je me trompais. Je suis content d’être encore ici. Merci Saint Nicolas de nous avoir sauvés. "

Voilà, l’histoire est finie…

RENARDS DANS BRUXELLES

Habituellement le renard vit dans les bois. Mais actuellement en Europe, on voit de plus en plus de renards dans les villes. Ils y entrent par les talus des lignes de chemins de fer. Bien sûr, à Bruxelles, le plus grand nombres de renards se trouvent dans la périphérie verte de la capitale, en bordure de la forêt de Soignes, par exemple dans les communes d’Auderghem, d’Uccle, de Watermael-Boitsfort, les 2 Woluwé, Crainhem, etc. Mais une partie d’entre eux ont émigré vers le centre-ville et occupent des parcs comme le parc Léopold (où on a trouvé un renardeau de 6 semaines, il y a 2 ans) ou des cimetières. D’autres sont maintenant dans le nord de la ville : derrière le Palais Royal à Laeken par exemple.

Beaucoup de personnes se posent des questions : Les renards sont-ils des animaux dangereux ? Que faire si on rencontre un renard ? Sont-ils porteurs de maladies ? Y a-t-il trop de renards en ville ? Que faire si on a un renard dans son jardin ?

 

Il n’y a pas de danger si le renard se sent en sécurité. Le renard peut s’approcher très près des humains. Il ne mord pas comme un chien. Son comportement n’est pas le même. Il a vite peur et se sauve.

Le renard n’a pas de comportement agressif envers l’homme ou des animaux domestiques comme le chat ou le chien. Conseils : Il vaut mieux ne pas s’approcher de trop près et ne pas essayer de l’apprivoiser. Il faut respecter le fait que le renard est un animal sauvage. Le mieux est de l’observer à distance.

Les renards sont-ils porteurs de maladie ? A Bruxelles, les renards sont en bonne santé. Un contrôle est régulièrement fait. Et la rage n’existe plus en Belgique. Cependant en Wallonie, certains renards (pas tous !) sont porteurs d’un parasite qui peut provoquer une maladie chez l’homme. Les œufs de ce parasite se retrouvent dans les excréments du renard. Les fruits et les légumes en Ardennes ont donc plus de risques de contamination lorsqu’ils sont sur le sol ou proches du sol. (par ex. : les myrtilles cueillies dans les bois). Précautions : Il faut d’abord cuire les légumes ou les fruits lorsque ceux-ci proviennent d’une zone à risque et sont cueillis à faible hauteur.

Les laver n’est pas suffisant. Les fruits ou légumes en hauteur ne posent pas de problème.

Y a-t-il trop de renards en ville ? Les renards arrivent en ville, attirés par la possibilité de trouver de la nourriture : sacs poubelles, assiettes préparées à l’extérieur pour des chiens ou des chats…

Les renards représentent un réel avantage : ils sont utiles car ils mangent rats, souris, pigeons… Evitez cependant de donner de la nourriture : le renard est un animal sauvage qui ne doit pas perdre sa capacité de rechercher lui-même sa nourriture en chassant. Cependant les renards causent des ennuis car ils déchirent les poubelles pour se nourrir. Pour éviter cela, essayer de sortir vos sacs poubelles le matin très tôt ou de les placer dans un conteneur plastique ou métallique.

Les renards sont très discrets. Chaque renard a son territoire avec un terrier. Vers la fin mai, début juin, les jeunes sortent du terrier parental. Ils quittent le territoire familial entre octobre et janvier. Ce moment de recherche d’un autre territoire est dangereux pour le renard car il traverse les routes. Si vous conduisez, soyez prudents la nuit, vous pourriez en rencontrer un.

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